Comme Charles de Gaulle l'a dit : « En ce moment grave de ma longue vie, j'ai trouvé ici ce que je cherchais :
Etre en face de moi-même. L'Irlande me l'a offert de la façon la plus délicate, la plus amicale. »
(18 Juin 1969)
Article à lire en écoutant
caJe me suis enfin décidée à trier mes 2000 photos d'Irlande. Si j'ai mis autant de temps c'est peut être que la cicatrice a mis du temps à se refermer. Une séparation plus que douloureuse je dirais. J'ai mis deux mois à regarder ces photos, deux mois déjà que je suis revenue de mon paradis, mon paradis terrestre.
Les retrouvailles ont été merveilleuses et intenses, une arrivée à l'aéroport de Dublin, cet aéroport où j'ai passé tellement de temps. Un beau soleil et de la chaleur pour nous accueillir, si on n'avait pas roulé à gauche je me serais demandé si on ne s'était pas trompé de pays. J'ai passé 2 jours seule avec mon papa, histoire de se rappeler notre voyage de l'année dernière et après avoir récupéré ma Patate le lendemain nous voila partis tout les trois sur les routes d'Irlande. Même au bout de la quatrième fois j'en ai pris plein les yeux. Mon Ile, mon Irlande toujours aussi magnifique, verdoyante et simple. Mais si je devais la qualifier en un mot ce serait magique. Magique d'être la seule à me procurer autant de bonheur, magique d'avoir des paysages aussi exceptionnels, magique d'être aussi féérique par ces brumes du matin, magique d'être aussi simple et naturelle.
15 jours de pur Bonheur, ma maman et sa fameuse copine nous on ensuite rejoint. Tout le monde était là sauf ma chienne qui aurait été heureuse là bas. 15 jours de balades, de pubs, de soleil, de saumon, de découvertes, d'émerveillement, de bonheur...
Malheureusement toutes les bonnes choses ont une fin, pour finir en beauté, me revoilà dans ma belle ville, ma capitale préférée. Me revoici a Dublin où j'ai enfin trouvé mon magasin spécial U2, où on a parcouru O'Connell Street de long en large, on y a découvert une ville jeune, très dévergondée, trois papis rockeurs... Une dernière nuit à l'hôtel en dominant la ville et ses lumières. Et c'est a ce moment précis que je me suis rendue compte que cette ile, cet air était indispensable à ma petite vie. C'est à ce moment que j'ai décidé qu'un jour tôt ou tard j'y habiterai, je vivrai aux cotés de ces gens que je trouve si accueillants, si généreux et si simples, peut être parce que au fond de moi je leur ressemble un peu.
Mais la séparation a été dure, j'en ai pleuré des larmes pour mon Ile que je ne voulais pas quitter. Peut être que certaines personnes ne peuvent pas comprendre, j'ai la chance d'avoir des parents voyageurs ; sans me vanter j'ai visité pas mal de pays, que ce soit le Maroc, la Crète, l'Italie, Londres ou la Grèce aucun de ces pays ne m'a provoqué ce sentiment, dans aucun de ces pays je ne me sentais vraiment bien, vraiment chez moi.
Commentaire a écrire en écoutant
caLa bas, on sait tout le prix du silence.
On y vit encore aux temps des Gaëls et de Cromwell au rythme des pluies et du soleil au pas des chevaux.
On y croit encore aux monstres des lacs qu'on voit nager certains soirs d'été et replonger pour l'éternité.
On y voit aussi les hommes d'ailleurs venus chercher le repos de l'âme et pour le c½ur un gout de meilleur.
On y croit encore que le jour viendra, il est tout près ou les irlandais feront la paix autour de leur croix.
La bas au Connemara, on sait tout le prix de la guerre.
La bas au Connemara on n'accepte pas la paix des gallois ni celle des rois d'Angleterre...
_Michel Sardou-Les Lacs du Connemara